Un achat facile et un catalogue complet

berline BMW 5 Touring

Une fois, un client est arrivé dans mon garage afin de changer sa suspension, mais aussi afin de changer son rétroviseur. En effet, ces pièces ont été endommagées et il est assez difficile de les trouver. Ce client est déjà un habitué de mon garage, et il voulait que je remette sa voiture à neuf. Cependant, cette fois-ci j’ai eu un très gros problème au niveau des pièces de rechange, car j’étais à court de pièces de rechange alors que mon client avait besoin de la voiture dans quatre jours. Si j’allais faire une vraie commande en bonne et due forme, la livraison ne se ferait que dans deux semaines ce qui était problématique. J’ai donc épluché les différentes pages de recherche d’internet afin de trouver les pièces qui étaient nécessaires afin de changer les pièces défectueuses de la voiture de mon client qui était une berline BMW 5 Touring.

En me baladant de site en site, je suis tombé sur www.PiecesAuto24.BE, ce site proposait différentes pièces de rechange à un prix très abordable, mais ce qui m’intéressait surtout c’est la rapidité de la livraison. De plus, j’habite en Belgique, ce site convenait parfaitement pour moi. En faisant une petite recherche sur le site, j’ai rapidement la page concernant les voitures de marque BMW. J’ai noté le numéro de série de la voiture et comme par magie, j’ai trouvé les pièces de rechange. Les pièces étaient un amortisseur Excel-G de marque KYB et un verre de rétroviseur Johns. Je me suis un peu inquiété en lançant la commande dans le cas où celle-ci serait en retard. Mais non, cela ne fut pas le cas, les pièces sont arrivées à temps et en parfait état puisqu’elles ont été empaquetées et parfaitement emballées. J’ai pu réparer la BMW à temps afin que le client puisse la récupérer. Ce site est parfait pour nous les garagistes, car les catalogues sont à la fois détaillés et l’achat et la livraison sont à la fois rapides et ponctuels.

Au-dessous du volcan

Au-dessous du volcanToute adaptation d’un roman à l’écran est une trahison. Les fanatiques du roman de Malcolm Lowry ont fait et feront encore… la grimace. Et ils auront tort ! On ne va pas recommencer le sempiternel débat sur le mot et l’image, mais ce que le livre a perdu en anecdotique, le film l’a gagné en visuel… John Huston, cinéaste aventurier dans l’âme, nous entraîne dans un voyage aux enfers. L’enfer de l’alcool dans le décor faussement paradisiaque du Mexique. Ce n’est pas un hasard si le film s’ouvre sur une fête de la mort avec crânes en sucre et gâteaux en forme de cercueil. Geoffrey, le héros de Lowry et Huston, est un homme en survie, prêt à plonger dans le gouffre. Geoffrey est un Anglais, ancien consul qui passe sa vie «complet a mente borracho»… complètement bourré ! Ivre mort ! Geoffrey au cinéma, c’est surtout Albert Finney, formidable acteur de composition, qui fabrique ici son personnage (peut-être) le plus étonnant. Il met en Geoffrey un point de non retour qui fascine et terrifie. Entre désespoir et arrogance, entre fragilité et dureté, entre ciel et enfer. La seule chose à laquelle Geoffrey tient, à part le mescal, c’est sa femme Yvonne. Elle est partie, elle revient. Miracle, parce qu’il s’est agenouillé dans une église ? Ou compassion pour le compagnon de sa vie qu’elle sait au bout du rouleau ? Geoffrey va l’entraîner, malgré lui et malgré elle, dans son enfer. Et John Huston filme, les suit, les précède… mais, surtout, il capte cette menace et cet ensorcellement qu’est le Mexique, sa misère, sa violence et sa sensualité morbide. Le spectacle est fascinant. John Huston a 79 ans et son film est aussi fertile qu’une œuvre de jeunesse. Mais Huston parle, au sujet de « Au-dessous du volcan », de… film testament. Alors, ne le manquez pas !

Le mystère des douze chaises

Le mystère des douze chaisesC’est avec le succès inattendu des «Producteurs», dû à un bouche-à-oreille très efficace, que Mel Brooks fut révélé au public français. Vinrent ensuite les pochades irrésistibles que sont «Le shérif est en prison» et surtout «Frankenstein Junior». Dans la foulée de ces succès, on sortit alors «Le mystère des douze chaises», son deuxième film, tourné juste après «Les producteurs». Il s’agit d’une version loufoque de la célèbre histoire des douze chaises, déjà traitée plusieurs fois à l’écran. On connaît le principe une propriétaire russe, fuyant la révolution bolchevique, cache ses bijoux dans une chaise de sa salle à manger, qui en compte douze. La salle à manger est éparpillée et, à la fin de sa vie, n’ayant jamais pu récupérer ses chers bijoux, elle se confie à son confesseur et à son gendre. Ce sera une sarabande effrénée en quête de la bonne chaise. Mel Brooks lui-même apparaît dans un petit rôle, et on retrouve ses complices Dom de Luise et Andreas Voutsinas, et aussi le séduisant Frank Langella, qui incarnera « Dracula» pour John Badham.

Le dernier round

L’Amérique des années 30, à l’époque des grands combats de boxe truqués par la pègre. Nick Donati (Edward G. Robinson), un manager, rêve de mettre la main sur un champion. Un soir, il est témoin d’une rixe dans un hôtel entre un certain Ward Guisen-berry et Chuck Mac Graw, un boxeur professionnel. A la surprise générale, c’est Ward qui met KO le boxeur. Nick est certain de tenir son champion. Ward, rebaptisé Kid Galahad par la maîtresse de Nick, suit un entraînement sévère sous l’œil de Silver Jackson et celui de la belle Mary, la maîtresse de Nick, qui semble de plus en plus apprécier la musculature du Kid. Nick, jaloux, organise un match parfaitement déloyal entre le Kid et Chuck Mc Graw, afin de donner une leçon au Kid… «Kid Gala-had» ou «Le dernier round» reconstitue parfaitement le milieu et l’atmosphère de la boxe dans les années trente. Le combat entre Humphrey Bogart, qui joue un gangster, et Wayne Morris appartient à la mythologie du cinéma. Un grand classique.

Hibernatus

HibernatusAprès avoir passé 65 ans de sommeil dans les glaces polaires, un homme est retrouvé en état d’hibernation naturelle. Il revient à la vie. Découverte passionnante pour la science, mais pas pour Hubert, Pdg de la Société d’emballage et de conditionnement. En effet, l’hiberné se révèle être le grand-père de sa femme, Edmée. Cela ne serait rien si l’hiberné en question n’avait les traits d’un jeune homme de 25 ans et si sa petite fille Edmée n’avait l’intention de l’installer au foyer conjugal. L’hiberné est donc installé dans la maison d’Hubert, transformée pour la circonstance en résidence 1900, car si le «grand-père» apprenait qu’on est en 1969, cela pourrait le tuer sur le coup… Situations burlesques et quiproquos sur un sujet original et inventif écrit sur mesure pour Louis de Funès au mieux de sa forme. Un bon classique français qui rappelle un peu le ton du théâtre de boulevard, avec une pléiade d’acteur au solide répertoire comique.

Broadway Danny Rose

«Ce film est mon hommage aux merveilleux artistes de cabaret avec lesquels j’ai débuté. Ces artistes n’atteignent jamais à la célébrité, mais ils font tout le charme des spectacles de variétés. Ce sont tous de grands professionnels en butte aux difficultés du métier, et quelques uns d’entre eux ont parfois la chance d’être pris en charge par un agent comme Dany Rose … Ainsi Woody Allen présente son film. Un film une nouvelle fois en noir et blanc, mais situé à l’opposé de ces exercices de style nombrilistes dont le plus réussi était «Manhattan» et le plus insupportable «Stardust memories». Depuis le très beau et très aérien «Comédie érotique d’une nuit d’été», Allen a abandonné le canapé du psychiatre pour le fauteuil de cinéma. Il fait du spectacle, du rire ou du sourire intelligents. Et ça ne l’empêche pas de parler de ce qui lui tient à cœur.Broadway Danny Rose Dans «Broadway Danny Rose», Woody Allen se donne le rôle de cet agent poussant jusqu’au sacerdoce la patience pour les merveilleux et talentueux cabots dont il s’occupe. Le poulain favori de Danny Rose est un chanteur style crooner… mais un rien sur le retour, cavaleur et alcoolique. Pour lui, Danny Rose se retrouve avec une pimbêche particulièrement exaspérante sur les bras et traqué par les tueurs de la Mafia. La pimbêche est interprétée par Mme Woody Allen, Mia Farrow qui avait déjà un sacré talent de comédienne avant («Rosemary’s baby», «Gatsby le magnifique» ou «Le cercle infernal»). Mais, devenue la «muse» du grand comique juif-new-yorkais, elle se métamorphose et éclate littéralement de sensibilité ! Il faut la voir dans le tout récent « La rose pourpre du Caire» ! Quant au chanteur à voix, dont s’occupe Danny Rose, il est merveilleusement et savoureusement joué par un nouveau venu à l’écran : Nick Appollo Forte, chanteur et compositeur de son état, qui a écrit et interprète deux chansons du film : «Agita» et «Mybambina». Un régal kitsch !

Réveillon chez bob

Réveillon chez bobDes halls, des couloirs, des ascenseurs, des vestibules, des escaliers, des parkings… Ce grand ensemble est un véritable labyrinthe, un dédale inextricable où va se perdre un trio réuni par le hasard : Louis, auteur de BD arrivant tout droit de Genève (Jean Rochefort), Thierry, marchand de voitures en goguette (Guy Bedos) et Flo, sa comptable, invitée pour la soirée (Agnès Soral). Entre ces trois malheureux, un point commun : ils se rendent à un réveillon chez Bob. Mais voilà, un petit malin à subtilisé toutes les indications qui leur permettraient de trouver leur chemin. Jérémie, dix ans, dirige les opérations au talkie-walkie, par concierge interposé… Ce prétexte (peu crédible) en vaut un autre pour que les trois naufragés de la HLM en viennent aux confidences et fassent quelques rencontres insolites, voire extravagantes (la palme à Galabru en ennemi juré des marmots bruyants). La comédie de mœurs se teinte d’absurde et, même si on est déçu par un dénouement à l’eau de rose, on passe d’abord de bons moments avec Rochefort, Bedos et Agnès Soral (la petite punk de «Tchào Pantin»). Les répliquent fusent, sur un ton incisif, fignolées par le dialoguiste Yves Stavridès. De quoi dépoussiérer la vieille comédie psychologique.

Bingo BongoBingo Bongo

A mi-chemin entre «Greystoke» et «L’enfant sauvage» de Truffaut, une version fantaisiste, et même complètement loufoque, du mythe de Tarzan. Le nouvel homme-singe est incarné par le plus volubile et le plus gesticulant des acteurs-chanteurs transalpins : j’ai nommé Adriano Celentano. Déniché par une expédition scientifique dans une forêt africaine, cet homme-singe est ramené à Milan où il est baptisé Bingo Bongo et confié à un Institut de recherches. En passant une série de tests, il surprend tout le monde, et surtout une ravissante «savante», Laura (la sublime Carole Bouquet). Tel le loup de Tex Avery apercevant le Petit Chaperon rouge en guêpière et bas résille, B.B. est pris d’une frénésie libidineuse : la langue qui se déroule jusqu’à terre, les yeux qui jaillissent de leurs orbites, etc. Hélas ! En désaccord avec ses collègues, Laura démissionne. Esseulé, Bingo broie du noir, il s’évade et réussit enfin à retrouver sa pin-up en blouse blanche. Elle lui apprend à lire, à parler, etc., etc. Bongo est enfin un homme comme les autres… ou presque ! Que dire de plus ? Cette édifiante histoire est à réserver aux fans du bouillant Adriano, s’il en a.

Cannnonball 2

Cannnonball 2La, règle du jeu est simple : traverser les États-Unis le plus rapidement possible en évitant les flics qui vous guettent partout pour excès de vitesse. «Cannonball I» avait connu un phénoménal succès grâce à une formule très au point (et intellectuellement peu fatigante pour le spectateur !) : un cocktail humour-cascades automobiles. Hal Needham est un ancien directeur de… cascades passé à la réalisation avec des films comme «Cours après moi shérif» basés principalement sur les… cascades. Son «Cannonball» sera donc, avant tout, un film de … (a vous de trouver le mot manquant !). Sur la ligne de départ de la course, on retrouve à peu près les mêmes que dans le premier film… les copains : Reynolds, Martin, Sammy Davis Jr, Jackie Chan, Richard («Jaws») Kiel… et même Frank Sinatra passé par là en coup de vent. On s’est, de toute évidence, beaucoup amusé sur le tournage. Les scènes ratées du générique final le prouvent ! Cette revanche de la fameuse course transaméricaine a lieu parce que, au fond de son émirat, un cheikh arabe ne peut supporter d’avoir perdu la première manche. Les scénaristes ont trouvé le truc. Et les voilà tous repartis. Burt Reynolds et son mécanicien Dom de Luise – toujours prêt à se transformer en «capitaine Chaos» dans les situations difficiles. Pour déjouer les barrages et filer plus vite, ils se sont déguisés en général trois étoiles et ordonnance, dans une superbe limousine militaire. Les deux vilains de service (Sammy Davis Jr et Dean Martin), eux, ont enfilé la soutane. Les voies de Dieu sont impénétrables et beaucoup plus rapides. Il y a aussi deux super nanas dans une Lamborghini, une équipe japonaise dans une Mitsubishi bourrée de gadgets, le cheikh arabe, une poignée de mafiosi, deux fausses bonnes sœurs, un orang-outan conduisant une voiture de maître et bien d’autres concurrents farfelus. C’est dire qu’on ma pas beaucoup le temps de s’ennuyer dans cette course-poursuite qui reluque sérieusement du côté du burlesque !

Tuareg, le guerrier du désert

Tuareg, le guerrier du désertLes Touaregs : la tribu la plus redoutable du Sahara. Les guerriers les plus fidèles aux traditions ancestrales. Un peuple fier de l’être ! Une société régie par un code de l’honneur que la modernité vient à peine remettre en question. Gacel Sayah est le chef d’une de ces tribus touaregs. Il a une femme superbe et soumise à souhait et un fils modèle pour perpétuer la lignée. Dans un contexte politico-militaire troublé, il accueille dans sa tribu deux individus recherchés. Or s’il est une loi inviolable par dessus toutes chez les Touaregs, c’est la loi de l’hospitalité. Alors quand l’armée fait irruption dans la tribu pour tuer un des deux individus, Gacel Sayah n’aura de cesse de se venger. Pour ensuite partir à la recherche du deuxième homme, Abdul, qui a pu s’échapper. Pendant ce temps, l’armée s’attaque à la famille de Gacel Sayah… Film d’aventures tourné dans un superbe décor naturel. On s’emmêle un peu dans ce contexte de code de l’honneur mais le désert, les chameaux et le regard bleu de Gacel (sans compter celui des chameaux) suffisent à faire oublier les invraisemblances et lieux communs qui ponctuent le film.

Aventures en Birmanie

Aventures en BirmanieLa Seconde Guerre mondiale n’était pas encore terminée que la Warner Bros tournait cette illustration de la campagne de l’US Army en Birmanie. Réalisé par Raoul Walsh, spécialiste émérite du film d’action, ce film obéit aux lois du genre alors en vigueur : à l’héroïsme viril des valeureux boys s’oppose la fourberie et la brutalité des Jaunes, des Asiates, en l’occurrence les Japs. Héros de l’aventure, un chevalier moderne : Errol Flynn, dans le rôle du capitaine Nelson, responsable d’un petit groupe chargé de détruire une station de radar ennemie. Accompagné d’un correspondant de guerre (la presse participe à l’effort patriotique), le commando est parachuté dans la jungle et remplit sa mission. Mais l’avion qui devait le ramener ne peut se poser. Poursuivi par les Japonais, il se sépare en deux groupes. Le premier, commandé par le lieutenant Jacobs, tombe dans une embuscade. Le second va tenter de survivre en échappant à l’ennemi. Seuls onze combattants parviendront au terme d’une marche forcée de 300 kilomètres. Histoire de guerre classique, mise en scène par Walsh avec son efficacité coutumière. Les images ont le style âpre et rugueux du documentaire. On s’y croirait !

Les pirates de l’île sauvage

Dans la gamme les aventuriers ont toujours quelque chose à gagner et rarement quelque chose à perdre…Les pirates de l'île sauvage «Les pirates de l’île sauvage» ne manquent pas de souffle. Le film se déroule dans le Sud-Pacifique dans les années 1880. Le capitaine Bully Hayes (Tommy Lee Jones) est pirate de son état et trafiquant d’alcool. Il combat son rival et ennemi juré Ben Pease (Max Phipps) pour venir en aide à la jeune femme anglaise que ce dernier a enlevée. Pour arriver à ses fins, Bully doit accomplir un véritable parcours du combattant et livrer bataille à un comte allemand décidé à prendre le contrôle de la mer à bord d’un cuirassé. Ce film de Ferdinand Fairfax, ex-réalisateur de documentaires à la télévision britannique a été tourné aux îles Fidji. Du spectacle, des couleurs, des aventuriers qui franchissent tous les obstacles pour sauver une belle prisonnière, avec des décors d’époque, une mise en scène effrénée, c’est l’aventure. Le sujet n’est pas nouveau, vous direz-vous. Et bien le traitement du sujet non plus ! C’est dommage.

Retour vers l'enferRetour vers l’enfer

Quand la paix fut enfin signée, tous les soldats américains faits prisonniers pendant la guerre du Vietnam n’ont pas été libérés. Certains, portés disparus, sont encore détenus dans des camps de travail, au Laos ou ailleurs. Le père de l’un deux, le colonel Rhodes (Gene Hackman), las d’attendre en vain le retour de son fils et d’entendre les paroles lénifiantes des autorités, décide d’organiser un commando pour aller chercher son fils lui-même et le ramener au pays. Pour cela, il va recruter cinq anciens camarades de celui-ci. Ce n’est pas toujours facile de les convaincre mais, une fois que c’est fait, Rhodes les emmène dans un camp pour les entraîner intensivement. Petit à petit, les combattants embourgeoisés reprennent goût à la lutte. Ils sont alors acheminés en Indochine, où ils s’approchent dû lieu de détention grâce à la complicité de trafiquants d’armes et de citoyens indignés par le régime communiste… L’évasion sera spectaculaire, avec beaucoup de pertes de chaque côté. Moins réussi que «Rambo», également mis en scène par Ted Kotcheff, ce «Retour vers l’enfer» sacrifie aux poncifs du film d’aventures avec un rythme et un savoir-faire qui lui font pardonner ses facilités. G.L.

Lord Jim

Lord JimRichard Brooks est le cinéaste américain contemporain le plus humaniste, prêt à défendre la liberté et la dignité de l’individu dans des films comme « Graine de violence «Bas les masques», «Elmer Gantry le charlatan». Etc. C’est un grand cinéaste un homme de l’image, mais surtout de l’émotion ! Son «Lord Jim» — bien qu’un peu long — est un beau film, et même un grand film I Le roman de Joseph Conrad, avec son thème de la seconde chance offerte à un homme pour se racheter, ne pouvait que séduire Brooks. Lord Jim a, en effet, jadis abandonné un navire au bord di naufrage avec une cale pleine de 800 pèlerins musulmans se rendant à La Mecque. Le bateau n’a pas coulé et a été ramené au port. Depuis Jim porte sur ses épaules ce blâme et ce sentiment de culpabilité dus à un moment de panique. Quelques années plus tard, Jim est chargé de convoyer des armes destinées à une population indigène écrasée par un odieux et cruel dictateur blanc. La cause est belle et Jim prend la tête de la révolte, redécouvre la fierté de soi, le sens de l’honneur et l’amour… Tout en étant d’abord un film d’aventures spectaculaires et exotiques, «Lord Jim» est aussi la peinture subtile d’un destin d’homme. Et il est drôle que Richard Brooks ait confié le personnage de Lord Jim à Peter O’Toole. Encore jeune, séduisant, le comédien était tout auréolé de la gloire d’un rôle très similaire : celui de «Lawrence d’Arabie». Il y a, entre les deux personnages, le même genre de mysticisme, la même lumière intérieure qui brûle l’âme en forçant à se dépasser. «Lord Jim» est aussi cette rencontre entre une star et un personnage.

Hal 9000

L’ordinateur parano pour lequel nous sortons nos Kleenex : c’est Hal 9000, dont la voix plaintive, lorsqu’il est déconnecté par l’astronaute KeirDulléa dans «2001 : l’odyssée de l’espace», réalisé en 1968 par Stanley Kubrick, nous a tous beaucoup émus : «Arrête, Dave, je t’en supplie… Dave, Dave ? Arrête. J’ai peur». Hal, qui a cru bien faire en tuant l’équipage de l’astronef Discovery.Hal 9000 Hal, aussi touchant que le monstre King Kong ou la créature de Frankenstein, face à l’homme, cet inconnu. Dans «2010», inspiré du roman d’Arthur C. Clarke, Hal atteint le summum de l’émotion – et nous aussi – lorsqu’il se confie à son concepteur grimpé à bord du Discovery pour le réanimer. Scène d’amour, scène déchirante, lorsque l’homme, après lui avoir avoué que la navette va bientôt exploser, lui propose : «Veux-tu que je reste avec toi ?» Et Hal, dans un sublime élan d’altruisme très shakespearien, refuse l’offre de son créateur.

L’ordinateur BC-BG. C’est Sal 9000, le cerveau du Leonov, le vaisseau soviétique de «2010» parti à la recherche du Discovery. Sal – c’est une dame – est super efficace, éminemment intelligente, sans une bavure et si collet monté que l’idée même d’un drame macbéthien à la Hal la fait rougir jusqu’à la racine de ses ramifications. Il ne lui manque qu’un collier de perlouzes pour être à point.

L’ordinateur amoureux. Qu’il est touchant, l’Edgar d’«Electric dreams», lors qu’il compose une chanson pour sa bien-aimée, sur l’air d’une pub entendue à la télé ! Car il a eu le coup de foudre pour la petite ami de Miles, son jeune propriétaire. Au point d’en rêver et de confier sa peine à la Ménie Grégoire de service : «Quel est votre problème. Edgar ? – He ben, voilà, je l’aime, mais je ne sais pas comment m’y prendre. – Voyons, Edgar, ne soyez pas timide, prenez-la dans vos bras. – Je n’ai pas de bras. – Bon, approchez-vous d’elle, alors ! – Heu… c’est que je n’ai pas de jambes non plus !». Ordinateur-tronc, Edgar a pourtant bien des tours dans son sac. Telle cette criminelle partie de Pac Man avec Miles. Mais cœur tendre, il abandonnera l’objet de sa passion, tel Bogie dans «Casablanca», à son rival heureux. Et se suicidera.

L’ordinateur lubrique. Sacré coquin de Proteus ! Se prenant sans doute pour une banque du sperme nouveau genre, il insémine Julie Christie dans «Génération Proteus» de Donald Cammel (1977). Implacable, cruel et entêté comme un Breton, il tue pour parvenir à ses fins. L’enfant, lorsqu’il émerge de sa carapace métallique comme un papillon de sa chrysalide, est une petite fille. Réplique de celle que la jeune femme et son mari ont perdue dans la douleur…

L’ordinateur Dieu qui, comme Charlton Heston, a toujours rêvé d’interpréter le rôle de l’Etre suprême : Alpha 60, le gigantesque monstre cybernétique d’«Alphaville» de Jean-Luc Godard (1965), règne, tout puissant, sur un monde futuriste et totalitaire où flottent des créatures déshumanisées. Une Anna Karina aux yeux noyés d’effroi y côtoie un Eddie Constantine-Lemmy Caution transformé, malgré l’imper mastic et le feutre mou, en chevalier sans peur et sans reproche prêt à arracher la belle à ce monde de désespoir. Ce sont les retombées d’une impitoyable explosion nucléaire qui ont fait naître ce monde souterrain, cloisonné, ce monde du silence peuplé de corps sans âme aveuglément soumis à la machine, dont ils sont devenus une ramification, une tentacule, une extension de chair et de sang numérotée. «THX 1138», le premier film, blanc, onirique, de George Lucas (1969), c’est l’un d’entre eux. Qui mourra pour avoir voulu comme Prométhée, lutter avec les dieux… Dans «L’âge de cristal» de Michael Anderson (1976), le colossal cerveau d’acier qui veille sur la ville a acquis la toute puissance de Dieu il régit la vie des humains, mais aussi leur mort qui, dans ce monde proche de l’Apocalypse est implacablement fixée au 30e anniversaire.

L’ordinateur criminel. Dans «Mondwest» de Michael Crichton, réalisé en 1973, Club Med futuriste new-look, des GO androïdes sont dressés aux jeux de l’amour et de la guerre pour complaire aux désirs de touristes en mal de sensations fortes. Jusqu’au jour où l’ordinateur central, qui en a ras le bol, lance ses robots – entre autres le terrifiant cow-boy YulBrynner -sur les hommes. Ordinateur rebelle puisqu’il a désobéi à la première loi de la robotique «inventée» par Isaac Asimov : «Un robot ne peut porter atteinte à un être humain ni, en restant passif, laisser cet humain exposé au danger…»

L’ordinateur politique. Colossus, monstre électronique du «Cerveau d’acier» de Joseph Sargent (1969), a décidé, tout simplement, que la guerre était un très vilain jeu. Alors, en accord avec son copain soviétique, l’impassible machine d’acier qui gère le pays, il met hors service tout le système de défense US. Ainsi naîtra, de force plus que de gré, la paix… C’est aussi dans un but pacifiste que l’ordinateur des «Gladiateurs» de Peter Watkins (1969) organise des jeux meurtriers, des Olympiades guerrières, entre les armées des diverses nations…

L’ordinateur anthropophage. Dans «Tron», un immense labyrinthe de jeu électronique digère, tel l’ogre des contes de fées, incorpore, métamorphose les hommes en pions multicolores prêts à s’affronter dans ses entrailles. Comme dans les arènes romaines ils se battent jusqu’à ce que le meilleur gagne.

L’ordinateur guerrier qui a bien failli nous expédier vers les étoiles avec la complicité de son jeune ami David, accro de la cybernétique et du piratage de jeux vidéo. Inoffensif jusqu’au jour où il entre en contact avec le grand ordinateur de la Défense nationale américaine. Qui accepte, fort aimablement, de jouer une partie du grand jeu de la guerre thermonucléaire globale. C’est le terrifiant, car plausible, «Wargames» de John Badham, 1983.

L’ordinateur déglingué. C’est celui du délirant et apocalyptique «Brazil» de Terry Gilliam. Folie illustrée par le déferlement de boyaux métalliques, tuyaux, câbles et serpents de caoutchouc qui jaillissent, comme des intestins, du climatisateur que le héros essaie de rafistoler.

L’ordinateur bidonnant. Celui que Richard Pryor, spécialiste dans «Superman III» du bricolage d’ordinateur (il a été remarqué pour une idée géniale : s’approprier les milliards de centimes que l’ordinateur de sa banque n’a pas digérés), invente pour combattre le Kryptonien : machine pas tout à fait infernale, à l’allure cocasse, qui tient plus de la baraque foraine et du gadget de cirque que du monstre cybernétique à l’époustouflant Q.I.

 …et le bidon. Celui du «Magicien d’Oz» qui, après avoir terrorisé la jeune Judy Garland, se révèle n’être qu’un vil imposteur, magicien d’opérette de chair et de sang. Et le terrifiant Big Brother qui, malgré savoix de tonnerre et sa petite allure hypocritement cybernétique, n’est, en fait, que le dictateur de «1984». Science ou science-fiction ? Un ordinateur peut-il aimer, haïr, regretter, gémir, avoir peur, être jaloux et mourir de désir ? Étaler, en un mot, toute la panoplie de sentiments réservés jusqu’ici au genre humain ? Pourquoi pas, disent les spécialistes. Il suffirait de trouver des données similaires aux influx reçus par notre système nerveux et glandulaire, et traiter ces données par un système de computer ayant les mêmes capacités qu’un cerveau. «Un ordinateur doué de sensibilité ? C’est une idée séduisante, commente Frédéric Estéjo, ingénieur Apple et cinéphile averti, et dans le domaine des possibilités. Mais il faudrait, pour cela, que des psychiatres puissent modéliser ces sentiments sous une forme mathématique. Imiter le comportement humain, lorsqu’il a un côté systématique, est en effet possible. Telle la paranoïa, par exemple, comme l’a démontré un psychiatre californien : il a imaginé un programme d’ordinateur simulant les réactions d’un paranoïaque : les «crises» sont déclenchées par une conversation avec son concepteur. J’imagine que l’on pourrait faire la même chose avec un programme «mauvaise foi», du fait de son côté très systématique.» Paranoïa, mauvaise foi ? A quand l’amour, la tendresse et les bons sentiments ?