Archive for janvier 2014

Haine et amour chez Proserpine

Robert EnglundProserpine, l’éditeur de tous les dangers, vient d’acquérir les droits de « L’amour en France», la série télévisée qui a fait récemment scandale sur Antenne 2. En dix vidéocassettes, vous saurez tout sur la façon dont les Français vivent leur sexualité. Dans un autre domaine, réservé celui-là aux fans de frissons, Proserpine sort deux nouveaux épisodes inédits des «Cauchemars de Freddy», avec l’affreux Robert Englund, intitulés «Saturday night spécial» et « Mother day». Ne partez pas, il y en a encore! Deux nouvelles collections viennent enrichir le catalogue Proserpine. «Voyage, voyage» vous convie, en douze cassettes, à la découverte de l’exotisme et du merveilleux en Egypte, au Maroc, au Portugal… tandis que «Hors limite» vous entraîne aux confins de l’impossible et du spectaculaire. Sur les dix cassettes disponibles, quelques titres évocateurs : «Monster truck», «Car crash», «Raid Transamazonie». Toutes ces merveilles ne coûtent que 119 francs l’unité. Alors, pourquoi se priver. D’autant que, lors du dernier Festival de Cannes, cette même société a signé les droits vidéo de «Ripoux contre ripoux» de Claude Zidi, gros succès en salles cette année. Sortir prévue début 1991.

Douglas en poche

Après Harrison Ford, Mickey Rourke, Sean Connery et Tom Cruise, c’est au tour de Michael Douglas de faire l’objet d’une superbe biographie de Jean-Jacques Jelot-Blanc, publiée dans la collection Stars à la une aux Editions Sévigny. Vingt ans après son célèbre père Kirk, Michael Douglas a commencé sa carrière dans le cinéma en tant qu’assistant réalisateur. Sa première production, «Vol au-dessus d’un nid de coucou», lui a valu un premier Oscar. Mais c’est en devenant comédien qu’il a accompli l’exploit de devenir aussi célèbre que son père. En 1988, il a décroché l’Oscar du meilleur acteur pour «Wall Street». Chronique d’un succès annoncé…

Ariane décolle

Une toute nouvelle société, Ariane Vidéo, propose, directement à la vente, une collection intitulée Mémoire du cinéma, au prix de 119 francs. Déjà riche de onze titres, parmi lesquels «Le diable et les dix commandements», «Les grandes familles» et «Gas-oil», son catalogue s’accroît encore de cinq «nouveautés» : La kermesse héroïque, «Les dames du bois de Boulogne», «Pension Mimosa», «Non coupable». Le cinquième titre, c’est la surprise! Et vive le cinéma français.

Chap’oblong

Chapeau melon et bottes de cuirNé en Grande-Bretagne en 1961, sous le titre «The avengers», la série «Chapeau melon et bottes de cuir» a d’abord été un formidable succès populaire avant de devenir aujourd’hui une œuvre mythique. Après avoir présenté «Le prisonnier» et « Meurtres en série», les Editions Néo proposent le dernier-né de la collection Huitième Art que consacrent à «Chapeau melon et bottes de cuir» Alain Carrazé et J.-L. Putheaud. Le prix du volume en souscription est fixé à 350 francs, et 398 francs à parution. Cet ouvrage documenté sera disponible en octobre 1990 dans les Fnac essentiellement, et directement aux Editions Huitième Art, 5, rue Cochin, 75005 Paris.

La guerre des masters

Marc Francelet et François Caviglioli ont pondu un méga-pavé-spectacle sur la guerre des masters vidéo, ces petites bobines de 40 cm sur 3,5 cm d’épaisseur qui servent à produire par millions les vidéocassettes des films de cinéma. L’histoire en est simple. Sarfati, un magnat de la finance, veut s’approprier le marché des masters. Il est retrouvé mort dans son parking. Richard Combes, journaliste et photographe, est le seul témoin de cette guerre. Personnages secondaires bien typés, ambiances tour à tour glauques et mondaines, ce bouquin fonce à 1 000 à l’heure.
En plus, amis lecteurs, vous vous instruirez!

Bonnes œuvres

«Un lieu de tendresse après la déchirure». Le slogan du Mouvement pour les villages d’enfants prend, aujourd’hui plus qu’avant, tout son sens. L’association, qui entame sa trentième année d’existence, accueille des frères et sœurs orphelins dans une maison leur assurant une vie familiale stable au sein d’un village (il en existe actuellement six en France). L’encadrement, pluridisciplinaire, est composé d’éducatrices-mères de famille, d’éducateurs, d’infirmières, etc. Pour aider mieux encore ces enfants déjà désemparés, vos dons et vos legs seront les bienvenus. Ecrivez vite au Service social, spécialisé du MVE, 80, rue Jouffroy, 75017 Paris (tél : 42.27.47.11). Un spot de 30 secondes enregistré par Marlène Jobert est actuellement diffusé sur toutes les radios jusqu’au 8 juillet. Alors, pensez-y!

Formats chinois

«J’aimerais connaître la différence entre les formats Secam, Pal et Ntsc.»
Secam : procédé français de TV couleur. Pal : standard de TV couleur, adopté dans la majorité des pays de l’Europe de l’Ouest.
Ntsc : standard de télévision couleur, utilisé en Amérique et au Japon.

D day en couleur

«La découverte de « D day to Berlin » en couleur (édité par Scherzo) m’a stupéfaite. Comment ce film est-il resté inconnu pendant toutes ces années?» S. Karima de Suresnes. C’est quarante-deux ans après que le fils du réalisateur (George Stevens) a retrouvé ce petit chef-d’œuvre enfoui dans le grenier de son père après sa mort. Ce dernier, à l’époque, était trop modeste pour croire au succès. Heureusement, la nouvelle génération est plus réaliste!

Vidéo Noiret

«J’aurais voulu connaître la vidéographie des principaux films interprétés par Philippe Noiret.» F. Jacquemard de Lille.
« L’attentat» d’Yves Boisset (MPM).
« Le vieux fusil» de Robert Enrico (Proserpine).
« Le grand carnaval» d’Alexandre Arcady (CVC).
« Souvenirs, souvenirs» d’Ariel Zeitoun (Carrère).
« Les ripoux» de Claude Zidi (Proserpine).
« L’été prochain» de Nadine Trintignant (Carrère).
« Le quatrième pouvoir» de Serge Leroy (CVC).
« Les lunettes d’or» de G. Montaldo (Proserpine).
« Cinéma Paradiso» de Giuseppe Tornatore (GCR).

Alpa lutte

AlpaL’Association de lutte contre la piraterie audiovisuelle (Alpa) vient de publier le bilan de sa quatrième activité. Ont été saisis : 1988: vidéocassettes (13 847), non éditées en vidéo (30), masters (12), jaquettes (37 667), magnétoscopes (55), individus inculpés (95), personne écrouée (1). 1989 : vidéocassettes (10 440), non éditées en vidéo (30), masters (70), jaquettes (18 000), magnétoscopes (30), individus inculpés (75), personnes écrouées (3).

Dupli moves

Télétota, société de duplication professionnelle bien connue, nous fait part de sa nouvelle adresse et de son nouveau téléphone : 2, rue du Bac, 92158 Sures-n es Cedex. Tél. : 40.99.50.50.

Le prix des photos

Vous êtes nombreux à nous demander comment se procurer les photos d’un article qui vous a plu. Elles sont la propriété d’agences spécialisées, telles Stills, Christophe L. ou Sygma, et vendues, pour un usage strictement privé, relativement cher. Avis aux collectionneurs qui peuvent nous écrire, nous les conseillerons.

Stage pour jeunes

Le Carré Amelot organise, pendant les vacances de la Toussaint 1990, un stage de 4 jours de découverte de la création vidéo pour les jeunes de douze à quinze ans. Au programme : sensibilisation aux langages audiovisuels et connaissance du matériel de prise de vue et de montage. Le but est de réaliser, sur du matériel VHS (caméscope et banc de montage professionnel) un document de qualité, propre à être diffusé en public. Pour tous renseignements, contactez Martine Perdrieau, 10, bis rue Amelot, BP 309, 17013 La Rochelle Cedex. Tél. : 46.41.45.62.

Des meubles malins

Pour mettre en valeur votre magnifique téléviseur et votre magnétoscope performant, la société David Lange vous propose sa nouvelle gamme hifi-vidéo composée de meubles bourrés d’astuces qui permettent, entre autres, d’orienter l’écran de votre téléviseur dans toutes les directions. (Société David Lange, 26, rue Bernard, 75014 Paris. Tél. : 45.45.67.66).

La télé qui réveille

La firme Seiko a lancé récemment sur le marché un téléviseur couleur doté d’un écran à cristaux liquides de 8 centimètres. Essentielle particularité : cet appareil original, appelé Morning Vision, est également un réveil-matin… (Prix indicatif : 2 400 F).

Le Club Hachette Vidéo vise 200 000 adhérents en un an

Les vidéophiles peuvent se lécher les babines. Un nouveau club, créé par Hachette, va désormais leur permettre de commander leurs cassettes préférées sans bouger le petit doigt, ou presque. Le Club Hachette Vidéo (et son petit frère, le Club Télé 7 Jours Vidéo réservé aux lecteurs dudit hebdomadaire) propose en effet, depuis le 20 août, aux fans du VHS, aux dévoreurs de films (et autres programmes musicaux, sportifs et même érotiques), un ensemble de privilèges qui permettent de se constituer une belle vidéothèque sans efforts et à des prix plus qu’avantageux. Ça commence par une offre unique, soit l’achat de deux cassettes, au prix exceptionnel de 99 francs, à choisir dans un panel de 25 titres de très haute tenue dans tous les genres.

Club Hachette Vidéo

Cet achat fait du vidéophile un adhérent du Club Hachette Vidéo, sans cotisation supplémentaire à payer. Par la suite, ce consommateur privilégié va recevoir six fois par an un catalogue, ou plus exactement un mini-magazine (renouvellement de 30 à 40% des titres à chaque fois) pour faire ses commandes de cassettes. La seule obligation, loin d’être draconienne, est d’acheter au minimum trois cassettes par an pendant deux ans. Bien sûr, toutes les cassettes (150 à 180 titres par catalogue) sont proposées à des prix-club. De surcroît, chaque cassette achetée donne droit à une réduction supplémentaire de 20 % sur le prix-club) (prix réduit) pour la deuxième cassette achetée. Et ce n’est pas fini! Chaque cassette acquise permet d’obtenir 10 points-cadeaux, 100 points-cadeaux donnant droit à une cassette gratuite. Voilà pour la prestation de choix. Les responsables du club, ont pour objectif de compter plus de 200 000 adhérents fin 1991 et les premiers chiffres sont très encourageants. Comme le souligne Bruno Lhuillier, directeur général du club : «Par rapport aux organes du même genre qui existent, nous avons une ambition quantitative forte, mais nous souhaitons surtout satisfaire le client au mieux en lui proposant un choix des genres, des titres, et donc des éditeurs le plus large possible.» Pour ce faire, le Club Hachette Vidéo va multiplier tout au long de l’année ses campagnes de promotion dans la presse, support idéal pour faire connaître ce club hors pair à même de séduire les vidéophiles de tous horizons.

Petite balade à Deauville

Il flotte toujours un parfum étrange entre les planches et le casino, entre le Normandy et le Royal (accueil et service impeccables) au moment divin du thé ou de l’apéritif.
Deauville
Deauville fait appel à son histoire. Les bars des grands hôtels sont investis de personnages d’un autre monde, ceux.qui ont fait de Deauville l’endroit le plus branché.., du début du siècle. Une baronne en villégiature pour trois mois menace de ne plus être aussi généreuse qu’elle l’a été depuis plus de quarante ans en sirotant un grand verre de bière. Sa sœur, ex-championne de ball-trap, la rejoint après avoir astiqué le fusil qui dort près d’elle dans sa chambre et qui effraie tous les serveurs. Marguerite de France, autre femme du monde, accapare la moindre oreille attentive pour un long monologue où se bousculent sa carrière de «Plus grande chanteuse du monde», l’histoire de sa fille qui à trois ans jouait du piano bien mieux que Mozart, etc. Dans cet univers «naphtaliné», on en oublierait presque que nous sommes en 1990 et que se déroule le 16e Festival du cinéma américain. C’est d’ailleurs dans les effluves d’un parfum de souvenir que débute cette manifestation avec la présence d’une des plus bel- les femmes du monde, la mythique Jane Russell. L’hommage qui lui est rendu («Macao», «Les implacables», «L’ardente gitane», «Les hommes préfèrent les blondes» et «Le banni») a, pour une bonne part, la vidéo en point de mire puisque le lancement de la collection Hollywood Memories, d’Antarès (voir l’article dans le numéro de septembre) se fait avec «Le banni». La vidéo est aussi présente à Deauville par l’intermédiaire de CIC Vidéo qui organise un déjeuner très convivial pour annoncer ses programmes de fin d’année, et surtout le lancement en grande pompe de « E.T.» et des «Blues Brothers» à la vente, ainsi que l’arrivée prochaine d’une trentaine de titres en vidéodisque.

Deauville

On profite également de la présence de nombre de ses annonceurs pour fêter cette rentrée à La ferme St Siméon, lieu de haute gastronomie s’il en est. Mais revenons à nos moutons ou, plus exactement, à la sélection du festival, riche et variée. Point de grands monuments à se mettre sous la rétine, mais de bons films dans des genres très différents. On retiendra «Bad influence», de Curtis Hanson, film prenant, fort bien interprété par Rob Lowe et James Spader; «A shock to the system» pour la prestation de Michael Caine; «Cadence», de et avec Martin Sheen et Charlie Sheen, film touchant mais un peu mélo sur les problèmes de discipline dans l’armée; «The freshman » ou les premiers pas dans la Mafia de Mathew Broderick face à l’exceptionnel Marlon Brando; «Ghost», une histoire de fantômes bien menée par Jerry Zucker, avec un splendide numéro de Whoopi Goldberg et la craquante Demi Moore; «Présumé innocent», film-procès avec le toujours remarquable Harrison Ford; «Pump up the volume», beau film surprise mis en images par Allan Moyle; le très très efficace «Total recall», de Paul Verhoeven avec Arnold Schwarzenegger, et enfin le très joli film de John Boorman, «Tout pour réussir», avec les séduisantes Uma Thurman et Suzy Amis. Cette présentation trop rapide appelle bien sûr des chroniques développées que vous trouvez déjà et que vous trouverez dans notre rubrique cinéma au fur et à mesure des sorties. Si ce sont surtout les stars masculines qui ont occupé la salle de conférence de presse (Sidney Lumet, Roben Duvall, John Boorman, Richard Chamberlain, Jon Voight et Matthew Broderick), ce sont les femmes qui ont marqué de leur empreinte cette 16e édition.

Jane RussellSi Jane Russell a fait passer un frisson de nostalgie, Goldie Hawn a séduit tout son monde (malgré le niveau plus que moyen de «Comme un oiseau sur la branche» avec Mel Gibson), mais surtout les festivaliers ont découvert une des futures stars des années 90, la charmeuse et charmante Julia Roberts. A travers l’intéressant «Flatliners», de Joel Schumacher, et l’excellent « Pretty vvoman», de Garry Marshall avec Richard Gere, La Roberts révèle un très grand talent d’actrice • et un charme de haute volée. Nous serons les premiers à lui ouvrir nos colonnes dès qu’elle le désirera. De quoi finir en beauté un festival de bonne tenue.