Archive for avril 2015

Tuareg, le guerrier du désert

Tuareg, le guerrier du désertLes Touaregs : la tribu la plus redoutable du Sahara. Les guerriers les plus fidèles aux traditions ancestrales. Un peuple fier de l’être ! Une société régie par un code de l’honneur que la modernité vient à peine remettre en question. Gacel Sayah est le chef d’une de ces tribus touaregs. Il a une femme superbe et soumise à souhait et un fils modèle pour perpétuer la lignée. Dans un contexte politico-militaire troublé, il accueille dans sa tribu deux individus recherchés. Or s’il est une loi inviolable par dessus toutes chez les Touaregs, c’est la loi de l’hospitalité. Alors quand l’armée fait irruption dans la tribu pour tuer un des deux individus, Gacel Sayah n’aura de cesse de se venger. Pour ensuite partir à la recherche du deuxième homme, Abdul, qui a pu s’échapper. Pendant ce temps, l’armée s’attaque à la famille de Gacel Sayah… Film d’aventures tourné dans un superbe décor naturel. On s’emmêle un peu dans ce contexte de code de l’honneur mais le désert, les chameaux et le regard bleu de Gacel (sans compter celui des chameaux) suffisent à faire oublier les invraisemblances et lieux communs qui ponctuent le film.

Aventures en Birmanie

Aventures en BirmanieLa Seconde Guerre mondiale n’était pas encore terminée que la Warner Bros tournait cette illustration de la campagne de l’US Army en Birmanie. Réalisé par Raoul Walsh, spécialiste émérite du film d’action, ce film obéit aux lois du genre alors en vigueur : à l’héroïsme viril des valeureux boys s’oppose la fourberie et la brutalité des Jaunes, des Asiates, en l’occurrence les Japs. Héros de l’aventure, un chevalier moderne : Errol Flynn, dans le rôle du capitaine Nelson, responsable d’un petit groupe chargé de détruire une station de radar ennemie. Accompagné d’un correspondant de guerre (la presse participe à l’effort patriotique), le commando est parachuté dans la jungle et remplit sa mission. Mais l’avion qui devait le ramener ne peut se poser. Poursuivi par les Japonais, il se sépare en deux groupes. Le premier, commandé par le lieutenant Jacobs, tombe dans une embuscade. Le second va tenter de survivre en échappant à l’ennemi. Seuls onze combattants parviendront au terme d’une marche forcée de 300 kilomètres. Histoire de guerre classique, mise en scène par Walsh avec son efficacité coutumière. Les images ont le style âpre et rugueux du documentaire. On s’y croirait !

Les pirates de l’île sauvage

Dans la gamme les aventuriers ont toujours quelque chose à gagner et rarement quelque chose à perdre…Les pirates de l'île sauvage «Les pirates de l’île sauvage» ne manquent pas de souffle. Le film se déroule dans le Sud-Pacifique dans les années 1880. Le capitaine Bully Hayes (Tommy Lee Jones) est pirate de son état et trafiquant d’alcool. Il combat son rival et ennemi juré Ben Pease (Max Phipps) pour venir en aide à la jeune femme anglaise que ce dernier a enlevée. Pour arriver à ses fins, Bully doit accomplir un véritable parcours du combattant et livrer bataille à un comte allemand décidé à prendre le contrôle de la mer à bord d’un cuirassé. Ce film de Ferdinand Fairfax, ex-réalisateur de documentaires à la télévision britannique a été tourné aux îles Fidji. Du spectacle, des couleurs, des aventuriers qui franchissent tous les obstacles pour sauver une belle prisonnière, avec des décors d’époque, une mise en scène effrénée, c’est l’aventure. Le sujet n’est pas nouveau, vous direz-vous. Et bien le traitement du sujet non plus ! C’est dommage.

Retour vers l'enferRetour vers l’enfer

Quand la paix fut enfin signée, tous les soldats américains faits prisonniers pendant la guerre du Vietnam n’ont pas été libérés. Certains, portés disparus, sont encore détenus dans des camps de travail, au Laos ou ailleurs. Le père de l’un deux, le colonel Rhodes (Gene Hackman), las d’attendre en vain le retour de son fils et d’entendre les paroles lénifiantes des autorités, décide d’organiser un commando pour aller chercher son fils lui-même et le ramener au pays. Pour cela, il va recruter cinq anciens camarades de celui-ci. Ce n’est pas toujours facile de les convaincre mais, une fois que c’est fait, Rhodes les emmène dans un camp pour les entraîner intensivement. Petit à petit, les combattants embourgeoisés reprennent goût à la lutte. Ils sont alors acheminés en Indochine, où ils s’approchent dû lieu de détention grâce à la complicité de trafiquants d’armes et de citoyens indignés par le régime communiste… L’évasion sera spectaculaire, avec beaucoup de pertes de chaque côté. Moins réussi que «Rambo», également mis en scène par Ted Kotcheff, ce «Retour vers l’enfer» sacrifie aux poncifs du film d’aventures avec un rythme et un savoir-faire qui lui font pardonner ses facilités. G.L.