Archive for mai 2015

Réveillon chez bob

Réveillon chez bobDes halls, des couloirs, des ascenseurs, des vestibules, des escaliers, des parkings… Ce grand ensemble est un véritable labyrinthe, un dédale inextricable où va se perdre un trio réuni par le hasard : Louis, auteur de BD arrivant tout droit de Genève (Jean Rochefort), Thierry, marchand de voitures en goguette (Guy Bedos) et Flo, sa comptable, invitée pour la soirée (Agnès Soral). Entre ces trois malheureux, un point commun : ils se rendent à un réveillon chez Bob. Mais voilà, un petit malin à subtilisé toutes les indications qui leur permettraient de trouver leur chemin. Jérémie, dix ans, dirige les opérations au talkie-walkie, par concierge interposé… Ce prétexte (peu crédible) en vaut un autre pour que les trois naufragés de la HLM en viennent aux confidences et fassent quelques rencontres insolites, voire extravagantes (la palme à Galabru en ennemi juré des marmots bruyants). La comédie de mœurs se teinte d’absurde et, même si on est déçu par un dénouement à l’eau de rose, on passe d’abord de bons moments avec Rochefort, Bedos et Agnès Soral (la petite punk de «Tchào Pantin»). Les répliquent fusent, sur un ton incisif, fignolées par le dialoguiste Yves Stavridès. De quoi dépoussiérer la vieille comédie psychologique.

Bingo BongoBingo Bongo

A mi-chemin entre «Greystoke» et «L’enfant sauvage» de Truffaut, une version fantaisiste, et même complètement loufoque, du mythe de Tarzan. Le nouvel homme-singe est incarné par le plus volubile et le plus gesticulant des acteurs-chanteurs transalpins : j’ai nommé Adriano Celentano. Déniché par une expédition scientifique dans une forêt africaine, cet homme-singe est ramené à Milan où il est baptisé Bingo Bongo et confié à un Institut de recherches. En passant une série de tests, il surprend tout le monde, et surtout une ravissante «savante», Laura (la sublime Carole Bouquet). Tel le loup de Tex Avery apercevant le Petit Chaperon rouge en guêpière et bas résille, B.B. est pris d’une frénésie libidineuse : la langue qui se déroule jusqu’à terre, les yeux qui jaillissent de leurs orbites, etc. Hélas ! En désaccord avec ses collègues, Laura démissionne. Esseulé, Bingo broie du noir, il s’évade et réussit enfin à retrouver sa pin-up en blouse blanche. Elle lui apprend à lire, à parler, etc., etc. Bongo est enfin un homme comme les autres… ou presque ! Que dire de plus ? Cette édifiante histoire est à réserver aux fans du bouillant Adriano, s’il en a.

Cannnonball 2

Cannnonball 2La, règle du jeu est simple : traverser les États-Unis le plus rapidement possible en évitant les flics qui vous guettent partout pour excès de vitesse. «Cannonball I» avait connu un phénoménal succès grâce à une formule très au point (et intellectuellement peu fatigante pour le spectateur !) : un cocktail humour-cascades automobiles. Hal Needham est un ancien directeur de… cascades passé à la réalisation avec des films comme «Cours après moi shérif» basés principalement sur les… cascades. Son «Cannonball» sera donc, avant tout, un film de … (a vous de trouver le mot manquant !). Sur la ligne de départ de la course, on retrouve à peu près les mêmes que dans le premier film… les copains : Reynolds, Martin, Sammy Davis Jr, Jackie Chan, Richard («Jaws») Kiel… et même Frank Sinatra passé par là en coup de vent. On s’est, de toute évidence, beaucoup amusé sur le tournage. Les scènes ratées du générique final le prouvent ! Cette revanche de la fameuse course transaméricaine a lieu parce que, au fond de son émirat, un cheikh arabe ne peut supporter d’avoir perdu la première manche. Les scénaristes ont trouvé le truc. Et les voilà tous repartis. Burt Reynolds et son mécanicien Dom de Luise – toujours prêt à se transformer en «capitaine Chaos» dans les situations difficiles. Pour déjouer les barrages et filer plus vite, ils se sont déguisés en général trois étoiles et ordonnance, dans une superbe limousine militaire. Les deux vilains de service (Sammy Davis Jr et Dean Martin), eux, ont enfilé la soutane. Les voies de Dieu sont impénétrables et beaucoup plus rapides. Il y a aussi deux super nanas dans une Lamborghini, une équipe japonaise dans une Mitsubishi bourrée de gadgets, le cheikh arabe, une poignée de mafiosi, deux fausses bonnes sœurs, un orang-outan conduisant une voiture de maître et bien d’autres concurrents farfelus. C’est dire qu’on ma pas beaucoup le temps de s’ennuyer dans cette course-poursuite qui reluque sérieusement du côté du burlesque !