Archive for juin 2015

Le mystère des douze chaises

Le mystère des douze chaisesC’est avec le succès inattendu des «Producteurs», dû à un bouche-à-oreille très efficace, que Mel Brooks fut révélé au public français. Vinrent ensuite les pochades irrésistibles que sont «Le shérif est en prison» et surtout «Frankenstein Junior». Dans la foulée de ces succès, on sortit alors «Le mystère des douze chaises», son deuxième film, tourné juste après «Les producteurs». Il s’agit d’une version loufoque de la célèbre histoire des douze chaises, déjà traitée plusieurs fois à l’écran. On connaît le principe une propriétaire russe, fuyant la révolution bolchevique, cache ses bijoux dans une chaise de sa salle à manger, qui en compte douze. La salle à manger est éparpillée et, à la fin de sa vie, n’ayant jamais pu récupérer ses chers bijoux, elle se confie à son confesseur et à son gendre. Ce sera une sarabande effrénée en quête de la bonne chaise. Mel Brooks lui-même apparaît dans un petit rôle, et on retrouve ses complices Dom de Luise et Andreas Voutsinas, et aussi le séduisant Frank Langella, qui incarnera « Dracula» pour John Badham.

Le dernier round

L’Amérique des années 30, à l’époque des grands combats de boxe truqués par la pègre. Nick Donati (Edward G. Robinson), un manager, rêve de mettre la main sur un champion. Un soir, il est témoin d’une rixe dans un hôtel entre un certain Ward Guisen-berry et Chuck Mac Graw, un boxeur professionnel. A la surprise générale, c’est Ward qui met KO le boxeur. Nick est certain de tenir son champion. Ward, rebaptisé Kid Galahad par la maîtresse de Nick, suit un entraînement sévère sous l’œil de Silver Jackson et celui de la belle Mary, la maîtresse de Nick, qui semble de plus en plus apprécier la musculature du Kid. Nick, jaloux, organise un match parfaitement déloyal entre le Kid et Chuck Mc Graw, afin de donner une leçon au Kid… «Kid Gala-had» ou «Le dernier round» reconstitue parfaitement le milieu et l’atmosphère de la boxe dans les années trente. Le combat entre Humphrey Bogart, qui joue un gangster, et Wayne Morris appartient à la mythologie du cinéma. Un grand classique.

Hibernatus

HibernatusAprès avoir passé 65 ans de sommeil dans les glaces polaires, un homme est retrouvé en état d’hibernation naturelle. Il revient à la vie. Découverte passionnante pour la science, mais pas pour Hubert, Pdg de la Société d’emballage et de conditionnement. En effet, l’hiberné se révèle être le grand-père de sa femme, Edmée. Cela ne serait rien si l’hiberné en question n’avait les traits d’un jeune homme de 25 ans et si sa petite fille Edmée n’avait l’intention de l’installer au foyer conjugal. L’hiberné est donc installé dans la maison d’Hubert, transformée pour la circonstance en résidence 1900, car si le «grand-père» apprenait qu’on est en 1969, cela pourrait le tuer sur le coup… Situations burlesques et quiproquos sur un sujet original et inventif écrit sur mesure pour Louis de Funès au mieux de sa forme. Un bon classique français qui rappelle un peu le ton du théâtre de boulevard, avec une pléiade d’acteur au solide répertoire comique.

Broadway Danny Rose

«Ce film est mon hommage aux merveilleux artistes de cabaret avec lesquels j’ai débuté. Ces artistes n’atteignent jamais à la célébrité, mais ils font tout le charme des spectacles de variétés. Ce sont tous de grands professionnels en butte aux difficultés du métier, et quelques uns d’entre eux ont parfois la chance d’être pris en charge par un agent comme Dany Rose … Ainsi Woody Allen présente son film. Un film une nouvelle fois en noir et blanc, mais situé à l’opposé de ces exercices de style nombrilistes dont le plus réussi était «Manhattan» et le plus insupportable «Stardust memories». Depuis le très beau et très aérien «Comédie érotique d’une nuit d’été», Allen a abandonné le canapé du psychiatre pour le fauteuil de cinéma. Il fait du spectacle, du rire ou du sourire intelligents. Et ça ne l’empêche pas de parler de ce qui lui tient à cœur.Broadway Danny Rose Dans «Broadway Danny Rose», Woody Allen se donne le rôle de cet agent poussant jusqu’au sacerdoce la patience pour les merveilleux et talentueux cabots dont il s’occupe. Le poulain favori de Danny Rose est un chanteur style crooner… mais un rien sur le retour, cavaleur et alcoolique. Pour lui, Danny Rose se retrouve avec une pimbêche particulièrement exaspérante sur les bras et traqué par les tueurs de la Mafia. La pimbêche est interprétée par Mme Woody Allen, Mia Farrow qui avait déjà un sacré talent de comédienne avant («Rosemary’s baby», «Gatsby le magnifique» ou «Le cercle infernal»). Mais, devenue la «muse» du grand comique juif-new-yorkais, elle se métamorphose et éclate littéralement de sensibilité ! Il faut la voir dans le tout récent « La rose pourpre du Caire» ! Quant au chanteur à voix, dont s’occupe Danny Rose, il est merveilleusement et savoureusement joué par un nouveau venu à l’écran : Nick Appollo Forte, chanteur et compositeur de son état, qui a écrit et interprète deux chansons du film : «Agita» et «Mybambina». Un régal kitsch !