L’étoffe d’un héros

Sam ShepardSam Shepard Un mythe chasse l’autre. Aujourd’hui, après Gary Cooper, Charlton Heston et Clint Eastwood, l’homme de l’année, peut-être de la décennie, c’est lui, Sam Shepard. Homme à tout faire : chanteur de rock, écrivain, scénariste et… acteur. Il a peu tourné de films, mais il est déjà en vidéo. Découvrez le de toute urgence dans «L’étoffe des héros» et «Frances».

C’est un cow-boy, un homme de l’Ouest, une star à la Gary Cooper avec le talent d’un Kerouac et une femme qui s’appelle Jessica Lange. Tout simplement ! Il rend jaloux les hommes. Il fait craquer les femmes. Et en particulier les Françaises qui ne sont pas habituées comme les Américaines à croiser dans les allées des supermarchés de grands échalas baraqués au regard clair, tendance gardien de vaches avec parenté Gary Cooper, Clint Eastwood ou Charlton Heston. Sam Shepard est un mythe américain, un très, très beau mythe, toute objectivité mise à part. Ses signes extérieurs de perfection sont donc son physique, sa réussite (on oublie qu’il a «ramé» pendant plus de 20 ans), sa façon de vivre (dans son ranch. à Santa Fe), sa femme (la sublime Jessica Lange : une autre star tombée du Grand Canyon), ses choix professionnels (de «L’étoffe des héros» à «Paris, Texas» en passant par «Country»). Question physique, il est vrai qu’àcôté de lui n’importe quel bourreau des cœursressemble à un minuscule affublé d’un air bête. Pour le reste, et pour en savoir plus, il faut se pencher sur le berceau du petit Sam afin d’identifier les fées qui se sont penchées sur lui… Pas facile, il est aussi fermé sur lui qu’une grenouille dans son bocal, déteste les interviews et les intervieweurs. Reste la fiche d’état civil… Il est né Steve Shepard Rogers un 5 novembre 1943 à Fort Sheridan dans l’Illinois. Né au milieu du tumulte des Mustangs et des Hurricanes, les avions de la Seconde Guerre mondiale, dans une base militaire à 40 kilomètres de Chicago. Il a deux sœurs, et le nom de Sam, il l’a pris de son père, un pilote de guerre. Il passe par à peu près toutes les errances et toutes les passions qui ont atteint les hommes rebelles de sa génération : époque musique, époque beatnik, époque Kerouak, époque drug-addict… Il cumule les petits boulots sans intérêt, de serveur de restaurantà garçon d’écurie, et commence à écrire. Surtout des pièces de théâtre. Sa première pièce est montée en 1964. Son titre : «Cow-boys». Il l’a écrite alors qu’il «zonait» dans un appartement miteux en compagnie du fils de Charlie Mingus. En vingt ans, Sam Shepard va écrire plus de 40 pièces. Les critiques américains vont même reconnaître en lui «le meilleur auteur de sa génération». Pour son livre «Buriedchild» (en français «L’enfant enfoui» publié aux Presses universitaires de Nancy), il reçoit le prix Pulitzer en 1979. «Je nevais pas changer mon style sous prétexte qu’on m’a donné un prix», commente Sam Shepard. Fermez les guillemets et sans apostrophes ! Shepardse fout des lauriers, c’est un «lone-some cow-boy» dans l’âme, qui croit à ce qu’il fait et qui fait ce qu’il croit. Suffisamment rare pour être relevé. La vie de Sam Shepard est faite de parallèles. Il mène une vie de paumé, et parallèlement écrit des pièces, des nouvelles. Parallèlement toujours, il fait de la musique, du jazz. En 1971, il s’installe avec sa femme, l’actrice O’Lan Johnson et leur fils Jesse-Mojo, en Angleterre. Il reste trois ans à Londres. Il quitte sa femme et partage quelque temps la vie de la chanteuse Patti Smith à Londres. Il écrit même quelques chansons pour elle. Et puis il retourne aux États-Unis, et s’établit à Marin County en Californie. Parallèlement encore, il s’intéresse au cinéma. Ses premiers rapports avec le 7e art datent de 1968. Il travaillé au scénario de «Me and mybrother» de Robert Frank puisau scénario de «Zabriskie point» d’Antonioni. Ce dernier est un échec. Le scénario final n’a que peu avoir avec celuiqu’ilavaitécrit à l’origine. Suit un autre scénario non réalisé pour Mick Jagger et qui porte le titre de «Maxagash». Plustard, Sam Shepard travaillera anonymement comme scénariste sous contrat. à Hollywood. Hollywood qu’il déteste et qu’il égratignera volontiers dans plusieurs nouvelles. Une brève apparition dans le film de Bob Dylan en 1978 «Renaldo et Clara», et c’est avec «Les moissons du ciel» de Terence Malick en 1978 que Sam Shepardfait ses réels débuts comme acteur au cinéma.11joue le rôle d’un fermier texan. Il enchaîne avec «Résurrection» de Daniel Petrie en 1980(prix spécial du jury au Festival d’Avoriaz 1981), un sombre film fantastique dans lequel il joue le rôle de Cal Carpenter, fils mi-ascète illuminé, mi-hippie de pasteurs fondamentalistes, et apparaît également dans «Raggedy man»(«L’homme dans l’ombre») de Jack Fisk. En 1982, il joue pour la première fois aux côtés de Jessica Lange dans «Frances», adaptation de la vie de Frances Farmer, unestar déchue, massacrée par Hollywood. Après «Frances» on peut le voir dans le rôle du pilote Chuck Yeager dans «L’étoffe des héros», de Philip Kaufman en 1983, qui lui vaut une nomination à l’Oscar et affirme sa place dans le monde des acteurs contemporains les plus importants. Prétextant une pseudo-aversion pour les médias, qui d’ailleurs ne le lui rendent pas, Sam Shepard aurait fait mentionner dans son contrat lors du tournage de«L’étoffe des héros»de ne pas participer à la promotion du film. Résultat : c’est de lui qu’on a le plus parlé. Sam Shepard est devenu la vedette intégrale de «L’étoffe des héros» sans avoir vraiment le premier rôle du film. Cela dit, Sam Shepard ne joue pas les stars traquées. C’est vrai qu’il n’aime pas trop que les journalistes viennent fourrer leur nez dans savie privée, mais on ne peut pas vraiment lui en vouloir. Il préfère, en fait, n’accorder d’interviews que lorsqu’il a quelque chose à dire ou à défendre. Aux États-Unis, il n’hésite pas à prendre position contre Reagan, à participer à des meetings, à écrire des articles. Le reste, il le fait passer dans ses livres. Il n’aime pas nourrir la rubrique potin des médias. Mais lorsqu’un sujet le touche de près, il n’hésite pas à participer à des manifestations publiques. Ainsi en décembre dernier, au Carnegie Hall à New York, Sam Shepardet Jessica Lange présentaient «Country» de Richard Pearce : la vie quotidienne de fermiers dans l’Ouest américain. Une manière aussi de parler des fermiers, de leur condition dans l’Ouest et des mesures draconiennes et reaganiennes prises à leur égard. Un sujet qui touche de près le cow-boy Shepard qui tient plus à son ranch qu’au succès international de «L’étoffe des héros». LeSam Shepard du Carnegie Hall n’avait rien de désagréable, ou d’agressif. Il était passionné par le sujet, répondait aux questions des spectateurs avec une précision dû à ses connaissances du problème. Aidée en cela par une Jessica Lange plus que jamais à ses côtés. En 1982, Sam Shepard a fait paraître ses «Motel chronicles» (publié sous le même titre chezChristian Bourgois), recueil de nouvelles, de bribes de récits et de poèmes qui ont servi de point de départ au scénario du film de Wim Wenders «Paris, Texas». Départd’une collaboration et d’une amitié entre les deux hommes qui semblent avoir en commun le goût de l’espace, de l’errance, du «nomade’s land» et du désert. Aujourd’hui Sam Shepard a rejoint son ranch de Santa Fe. Un ranch qu’il a trouvé alors qu’il était à la recherche de son désert. Le décor des scènes tournées dans les sables du Mojave californien pour le compte de «L’étoffe des héros» l’avait subjugué. C’est à Santa Fe au Nouveau-Mexique, et avec Jessica Lange dans le ranch du canyon de l’Arroya Hondo, que Sam Shepard prépare aujourd’hui de nouveaux scénarios, de nouvelles pièces. Entre autres, le scénario «Synthetictears» qu’il espère mettre lui-même en scène. Le rêve américain de Sam Shepard, c’était de devenir une star du rock’ n roll. «Je me suis mis à écrire des pièces parce que je n’avais rien d’autre à faire. Alors j’ai commencé à écrire pour me sortir du trou noir.» On dirait quelquefois que Sam Shepard ne l’a pas fait exprès. Pas fait exprès d’avoir du talent, du succès, du génie. Son rêve de gamin, c’était d’être une rock’ n roll star c’est peut-être quelque chose qu’il regrettera toute sa vie. Rien à dire, ce cow-boy l’a vraiment, l’étoffe du héros. Deux stars, métalliques et scintillantes, ont crevé les écrans du mois d’avril : Edgar, héros d’«Electric dreams» de Steve Barron, ordinateur musicophile au cœur tendre ; et, dans un flamboyant come-back, Hal 9000, l’ordinateur de «2001 : l’odyssée de l’espace», coupable de mutinerie. Bon bougre, cependant, il se repent dans l’actuel «2010» de Peter Hyams. Diaboliques, rusés, pervers, criminels, mais aussi généreux, amicaux, enjôleurs, amoureux, les monstres cybernétiques prennent aujourd’hui la relève des effroyables créatures tapies dans les salles obscures. Dracula, le loup-garou, la momie, le monstre de Frankenstein et sa douce fiancée ne rôdent plus sur les mêmes longueurs d’ondes. Après le stade robotique (l’androïde de «Métropolis», le géant d’acier du «Jour où la terre s’arrêta», l’aimable R2D2, les humanoïdes de «Bladerunner»), l’ordinateur, après avoir envahi les foyers, les salles de jeux et même les PTT, est devenu une star à part entière. Mais, malgré talents et états d’âme, monstre il est monstre il restera. Car sa chair est de métal…

Staline, portrait d’un tyran

Joseph Vissarionovitch Djougatchvili, ça vous dit quelque chose ? Gagné ! C’est bien de Staline, du mot russe staacier, qu’il s’agit. A l’heure où une campagne de réhabilitation du dirigeant de l’Union Soviétique, de 1922 à 1953, s’établit à Moscou à l’initiative de Mikhaïl Gorbatchev, la société Proserpine nous propose ce mois-ci un programme fort intéressant.Staline Il s’agit d’un film de Jean Aurel simplement intitulé « Staline a, qui trace le portrait, à partir d’images d’archives d’un des plus grands dictateurs que notre planète ait connu. A l’origine de ce film, l’œuvre de Boris Souvarine, écrivain soviétique en exil, qui dénonçait dès 1935 les atrocités perpétrées par le célèbre chef d’État. Tout commence en 1924 à la mort de Lénine. Celui-ci suggère de démettre Staline de ses fonctions de Secrétaire général du parti communiste d’Urss. Staline réussit à garder secret le testament et, habilement, paie des obsèques grandioses à l’initiateur de la révolution bolchevique. En 1930, c’est la famine en Urss et Staline installe la terreur. Plus de 30 millions de Soviétiques vont en faire les frais et disparaître sans qu’aucun pays occidental ne réagisse. Au même moment, Staline aide Hitler à prendre le pouvoir en Allemagne. C’est en 1937 que la campagne de terreur atteint son paroxysme avec les fameux « procès de Moscou». Les plus hauts dignitaires, les compagnons de Lénine, les savants, les écrivains, les poètes et tous les dirigeants de l’Armée Rouge sont exécutés. En 1939, Staline et Hitler signent le pacte germano-soviétique de non-agression puis un traité d’amitié. La Seconde Guerre mondiale commence. Pour la prise de Paris en 1940, Staline fait remettre à Hitler «les plus chaudes félicitations du gouvernement soviétique». En 1941, les chars allemands pénètrent en Urss, Staline change de camp et devient un des héros de la paix avec Roosevelt et Churchill. Le 3 mars 1953, Staline meurt. En 1956, Kroutchev révèle la vérité sur «le petit père des peuples». C’est la déstalinisation. Le film de Jean Aurel est remarquable du point de vue historique. Il a réalisé un travail prodigieux pour retrouver, sélectionner et monter toutes les images qui constituent ces 90 minutes de programme. Sur un ton proche d’un film de fiction, ce « Staline» est un document indispensable à posséder dans toute bonne vidéothèque.

Challenge Rennes vidéo 85

Dans le but de promouvoir ce nouveau moyen de communication qu’est la vidéo en Bretagne, Rennes Vidéo 1 organise un challenge qui s’adresse à tous les vidéastes amateurs. Ceux-ci devront envoyer 8 minutes de « bonnes images » sur un thème de leur choix ou un spot publicitaire traité en 1 minute 30 secondes maximum. Pour participer à ce concours doté de nombreux prix, adressez-vous au secrétariat du Challenge Rennes Vidéo 1, UFCV, 16, rue de la Santé, 35100 Rennes. Tél. : (99) 67.21.02.

Cassettes vierges en hausse

A l’heure où nous bouclons notre numéro, il est fortement question que le prix des cassettes vierges audio et vidéo augmente. Cette mesure est la conséquence directe d’une loi protégeant les artistes et les auteurs interprètes de musique et de chansons, à l’étude à l’Assemblée Nationale. La taxe serait de l’ordre de deux francs pour les cassettes audio et neuf francs pour les vidéocassettes. Quand on sait qu’il se vend environ 40 millions des premières et 12 millions des secondes par an, on comprend l’intérêt d’un tel «impôt» pour le gouvernement. Une bonne nouvelle tout de même, on parle de plus en plus d’une suppression progressive de la taxe sur les magnétoscopes. Mais on demande à voir…

News

Le vidéoclub Dream Vidéo, situé 155 chaussée de Châtelet, à Charleroi.

• Création de l’ASBL regroupant les vidéoclubs francophones de Belgique. Cette ASBL regroupe une trentaine de vidéoclubs du Hainaut. Son but principal : lutter contre la piraterie, pratique courante, lutter contre l’abus dans les prix de vente des cassettes, améliorer la qualité des produits et vidéocassettes proposées.

• Création de la BAF et du BVF : la BAF (Belgianantipiracyfédération) regroupe des associations et des organismes concernés par la vidéo. Elle luttera contre la piraterie et pratiquera visite et perquisition dans les vidéoclubs. Le BVF (Belgian vidéo fundation) est une association qui s’occupera de l’organisation de salons professionnels, actions promotionnelles, et autres activités vidéo. Renseignements : Bruxelles Chée de Namur 80/4.

• Videxpo 85. Le deuxième Salon professionnel du software vidéo s’ouvrira le 8 septembre 85 et fermera le 10. Il aura lieu à l’hôtel Sheraton Bruxelles. Renseignements : Bruxelles, rue de Crayer N° 14, tél. : 02/647.60.90.

• Initiative de la société PD Magnetics. Sortie sur le marché belge d’une cassette vidéo qui pour un prix démocratique (445 francs) vous apprendra tous les rudiments de la vidéo.

Avec la participation du vidéoclub Dream Vidéo, 155, Chée de Chatelet, 6050 Lodelinsart, Charleroi, Belgique.

Rock inAthènes 85

AthènesCet été, Athènes sera, le 26 et le 27 juillet, la capitale européenne de la musique. Nouvelles Frontières, organisme de voyages dont les prix défient toute concurrence (ils s’adressent le plus souvent aux étudiants), met sur pied, le premier Festival rock d’Athènes. Une grande initiative soutenue aussi par une étroite collaboration des ministères grecs et français, de la Jeunesse, de la Culture et des Sports. Cette gigantesque manifestation musicale se déroulera dans le merveilleux site du stade antique d’Athènes. On espère accueillir dans les arènes quelque 100 000 personnes. Il y a tout lieu de croire que tous les participants seront comblés. Au programme : Culture Club, Dépêche Mode, Talk-Talk, Téléphone, Brigades musicales : le 26 juillet. Clash, Nina Hagen, The Cure, Stranglers : le 27 juillet. Au programme aussi, un véritable spectacle vidéo avec la retransmission du concert en direct sur écran vidéo géant. Cinq caméras filmeront en permanence les différents groupes. Le traitement de l’image électronique se fera instantanément grâce à l’utilisation d’une régie d’effets spéciaux. Un travail de montage et de trucages par ordinateurs sur les mouvements et sur les couleurs amplifiera chaque effet musical. Quinze heures d’images en final. A noter que pour le premier Rock in Athènes, Nouvelles Frontières met en place tout un système de réservation : billets et hébergement, planification du transport au départ de toute l’Europe.

Renseignements pratiques: Prix: 170 francs. Forfait pour deux jours de festival.

Locations et transports charters : points de vente Nouvelles Frontières. Paris :

74, rue de la Fédération, 75015 Paris. Tél. : 273. 25.25. 5, avenue de l’Opéra, 75001 Paris. Tél. : 260.36.37. 7, boulevard Voltaire, 75011 Paris. Tél. : 338.98.98. Hébergement : hôtels, campings. Office du tourisme grec. Tél. : 19 (30.1) 322. 31.11 et19 (30.1) 322.31.18.

VO, ça décoiffe !

Lectrices, VO International a pensé à vous qui propose le premier guide vidéo des salons de coiffure de Paris, Neuilly et Versailles. Après ceux des restaurants et des hôtels, ce programme s’adresse surtout aux femmes, aux touristes et aux consommatrices de produits de beauté. On peut se le procurer dès maintenant dans les vidéoclubs, à la Fnac et au Multistore Hachette Opéra. Le prix moyen de vente est de 129 francs TTC.

Erratum

Les festivals se suivent, mais ne se ressemblent absolument pas. Une malencontreuse erreur s’est glissée dans la rubrique Lecture rapide de notre numéro de juin. Une information concernant le Festival du film policier à Cognac a été titrée «Rififi à Cannes». Vous avez sûrement corrigé de vous-mêmes. Mille excuses à Promo 2000, organisateur du Festival de Cognac.

OVD, clips en Suisse

OVD est un nouveau distributeur spécialisé dans la vente de vidéoclips, ses principaux clients étant les vidéoclubs, mais également le grand public par l’intermédiaire de la vente par correspondance. Pour toutes demandes de catalogues et de renseignements, OVD, 69, rue du Rhône, 1207 Genève (Suisse). Tél. : 022.35.57.51.

Naissance de ETC

Dernière née d’un groupe qui, de 1975 à 1985, a fait ses preuves dans différents domaines de l’audiovisuel, sous la direction de David Niles et Gilliane le Gallic, European Télévision Center voit aujourd’hui le jour pour répondre à toutes les demandes des secteurs publics et privés de création et de coproduction de programmes, sponsorisation, édition, etc. ETC prend également en charge la gestion administrative et financière ainsi que la direction commerciale et la coordination du groupe, dont Voir et Network. Enfin, ETC inclut dans ses activités la mise en place de partenariats avec le monde de la presse, de l’édition, de l’audiovisuel, de l’électronique et de la publicité. ETC, 57, avenue de la Grande-Armée, 75116 Paris. Tél : 500.50.55.

Joy au plaisir singulier

Bonne nouvelle pour «enjoyer vos vacances». La collection américaine Joy constituée de trois films X vendus en pack («American girls», «Désirs, désirs», et «Insatiable 2») est désormais disponible au détail, c’est-à-dire par cassette à l’unité, dans les vidéoclubs suivants : Vidéo George V, 21, rue Quentin-Bauchart (8e) et 8, rue Danielle-Casanova (2e), Vidéoclub de Passy, 20, rue Singer (16e), Télé France, 176, rue Montmartre (2e), Vidéo Export 2000, 23, boulevard Barbès (1 8.), Vidéoclub de Rueil, 130, avenue Paul-Doumer à Rueil-Malmaison, Vidéofolies, 9, avenue de la République à Maisons-Alfort, Vidéo King, 9, place d’Armes à Toulon, Vidéo Frivole, 7, rue Paul-Louis-Lande à Bordeaux, les Vidéoclubs Sigma, 93, rue Riquet à Toulouse (et aussi Blagnac et Albi), Vidéo 9, 4, rue de la Cloche à Fontainebleau, Vidéo Médoc, 37, avenue du Général-de-Gaulle à Blanquefort, Stempfel Défi à Remiremont, Vidéo Place à Lunel, Vidéo Première à Morlaix, Music Média à La Rochelle, Télé-Flash à Livry-Gargan et Librairie Presse Robinson à Mulhouse.

Ticket vidéo

Ticket vidéo se veut être une sorte de carte bleue pour les vidéophiles. C’est également une société dont les représentants vont démarcher auprès des 28 000 comités d’entreprises ayant plus de 200 employés ainsi que les mairies les diverses administrations etc.Les comités d’entreprises intéressés vont recevoir la liste des vidéoclubs affiliés et les employés bénéficieront alors de nombreux avantages auprès de ces derniers. Toutes les sociétés intéressées par cette initiative peuvent s’adresser à Ticket vidéo, 181, avenue Victor-Hugo, 75016 Paris. Tél. : 727.95.41.

Distributeur de K7

Distributeur de K7Une jeune société, International Automat System, vient de mettre en service à Grenoble l’Euro-Vidéo Card. Il s’agit d’un distributeur automatique de cassettes mis au point après deux ans de recherche. Cette machine est dotée de nombreux avantages fonctionnement en libre service 24 heures sur 24 grâce à une carte magnétique et un code secret, contrôle systématique des cassettes en retour, gestion intégrée en temps réel de 650 clients et d’au moins 850 cassettes. IAS, 10, rue des Peupliers, 38100 Grenoble. Tél. : (76) 40.39.49.

Vidéo folies à Maisons-Alfort

Saluons l’ouverture d’un important vidéoclub dans le Val-de-Marne, Vidéo folies à Maisons-Alfort. Dirigé par deux spécialistes de la vidéo, ce nouveau point de vente devrait connaître rapidement un essor important. Le magasin est ouvert 7 jours sur 7, même les jours fériés, et dispose d’un parking client de 500 places. Très bien situé, Vidéo folies dispose d’un stock de 1200 titres (VHS exclusivement), loués au tarif journalier de 15, 20 et 25 F, selon les films. L’adhésion annuelle est de 250 F et il n’est pas exigé de caution à la sortie des cassettes. Autres services : la location de matériel, notamment de lecteurs vidéo au prix de 70 F la journée, et la diffusion en tant que distributeur agréé du magazine Projextion privée, le seul journal consacré à la vidéo hard. Notez bien l’adresse : Vidéo folies, 9, avenue de la République, 94700 Maisons-Alfort. Tél. : 376.77.16.

Premiers scopes soviétiques

C’est fait. Avant la fin de l’année, les premiers magnétoscopes fabriqués en Urss, sous licence japonaise Panasonic, sortiront d’une usine située à quelques kilomètres de Moscou. On trouve déjà des magnétoscopes japonais au marché noir pour 4 000 roubles, soit 40 000 francs, car la demande est très forte au pays de la vodka. Pour les programmes, l’édition est encore restreinte, mais on annonce le lancement d’une série de films et de programmes musicaux très prochainement.

Passez au rouge !

Le Winkie arrive en France. Vous savez, c’est cette petite puce électronique en forme de badge, pendentif ou boucle d’oreille qui fait fureur en ce moment aux États-Unis. Ses deux yeux clignotants (un rouge et un vert) sont actionnés simultanément ou ensemble par un système de pression aux quatre coins de l’appareil. Quand l’œil vert clignote ça signifie «je suis en pleine forme», quand le rouge clignote c’est «attention, je n’ai pas envie de communiquer» et lorsque les deux clignotent, c’est plutôt « je n’ai pas encore pris de décision». Ces signaux lumineux ont des significations différentes selon les endroits. Au cinéma, vert c’est «j’aime le film» et rouge c’est «je déteste le film». Vous imaginez les différentes combinaisons possibles. Ce gadget est distribué en France par Soft-Sea Green et est disponible au Multistore Hachette Opéra, les Drugstores, les gares, les aéroports, etc. pour 89 francs TTC.

L’audiovisuel au service des enfants

La première exposition vidéo pour les enfants, Vidéo-brut, se tient actuellement au Centre Georges Pompidou, galerie d’animation du Forum, et ce jusqu’au 27 juillet 1985. Conçue par l’équipe audiovisuelle de l’atelier pour enfants, elle permet de créer des images en s’amusant et de découvrir la vidéo à travers diverses expériences. Exposition itinérante à travers la France et l’Europe, elle sera l’occasion de la sortie d’un livre-album sur la vidéo pour les adultes, d’un livre pour les enfants sur les 100 façons insolites de détourner la caméra vidéo de la famille, d’une bande vidéo créée à partir des animations de l’atelier des enfants et enfin d’une rencontre avec la presse et les responsables culturels concernés sur le thème «La vidéo pour quoi faire ?»,le 8 juin 1985. Pour tous renseignements, s’adresser au Centre Georges Pompidou, atelier des enfants, 75191 Paris Cedex 4. Tél. : 277.12.33.

Le guide Dicophoto

Le Dicophoto, c’est un guide en 32 pages qui explique de façon très simple tout ce qu’il est possible de faire avec vos photos : les posters, les retirages, les tirages sans négatifs, etc. Ce guide est disponible gratuitement dans tous les laboratoires lko, spécialiste en photographie. Dans ce fascicule se trouve un bulletin de participation à un grand concours qui vous permettra de gagner plus de 100 000 francs de prix. Alors, bonne chance…

CollextionCollextion privée : le hard absolu

Cet été 85 marque la naissance de Collextion privée, une nouvelle collection de prestige qui nous promet le «hard en première classe» : c’est tout un programme qui, d’après ce que nous en savons, sera respecté. Les grands films américains – et par la suite d’autres pays producteurs de hard – sont sélectionnés selon des critères qui ne peuvent que nous satisfaire : qualités esthétiques et hard au maximum, scénars bien ficelés et comédiennes bien balancées. C’est beau, c’est bien présenté, et ça se vend par correspondance, ni vu ni connu, on peut fantasmer chez soi, qu’on habite le 16ème arrondissement ou le Larzac. Collextion privée collabore au rajeunissement du hard, en jouant sur le new-look : du style et des idées. Et ça commence avec la pub : un visuel, un look digne des grandes pubs commerciales. On est loin, ici, des brouillons crapoteux : l’élément choisi est le ciel d’azur, sans doute pour atteindre plus vite le 7ème (ciel, évidemment). Ensuite, nouveauté exclusive, on trouve dans la cassette un petit dépliant où, en quelques photos (couleur) grand format, on découvre l’essentiel du film qu’on vient d’acquérir. De quoi mettre l’eau à la bouche des copains invités pour se rincer ou des copines réticentes. Et ça continue, parce que le choix des films ne laisse pas à désirer : superproductions, stars, les premiers titres sont des succès aux États-Unis, premier pays producteur et consommateur de films pour adultes. Faites confiance à cette nouvelle collection qui vous évitera les déboires des mauvais choix et les mauvaises surprises des produits de second ordre. Chaque film de la collection est testé sur un public composé de vidéo spectateurs et spectatrices au moins aussi exigeants que nous pouvons l’être, vous et moi. A suivre avec beaucoup d’intérêt et encore plus de plaisir. Tous ces efforts réels pour présenter du hard de première qualité mérite qu’on s’y attarde, et qu’on encourage tous ceux qui, comme Collextion privée, ne choisissent pas la facilité pour satisfaire les amateurs de plus en plus exigeants. Et les titres annoncés pour la suite méritent vraiment l’arrêt sur image.

En FM et en vidéo

Chaque jour sur Radio Laser (88,5 FM), Marc Malouy organise à 18 h un grand jeu qui peut vous faire gagner de nombreuses cassettes préenregistrées du catalogue Proserpine («Le vieux fusil», «Josépha», «Une femme à sa fenêtre», etc.) ainsi que des cassettes vierges de quoi vous en mettre plein la vue… entre les oreilles.

2e Grand prix du public

Sorti de son silence, depuis quelques années, le public du petit écran est aujourd’hui de plus en plus sollicité et l’attention que lui portent les «fabricants d’images» est de plus en plus grande. Pas un jour sans qu’un sondage d’écoute ou d’opinion ne paraisse. Au niveau littéraire, cinématographique, plus largement culturel et simplement commercial, toute activité est devenue spectacle et la multiplication des prix attribués par le public est bien la preuve que ce spectacle tous azimuts a besoin de descendre dans la rue pour trouver sa pleine réalité. Le Grand prix du public est né de cette idée, mais aussi d’une passion, celle du spectacle justement. Résultat, 75000 visiteurs de la Foire de Paris ont accepté de passer une demi-heure au stand du 2e Grand prix du public, du 27 avril au 8 mai, pour élire leur spot publicitaire et leur émission de télévision préférés. Le résultat de cette grande consultation étonnera certains, en réjouira d’autres et agacera sûrement quelques uns. Là aussi la règle du jeu a été respectée jusqu’au bout.

Coffrets dépannages

La société Genica (Générale industrie de câblage) s’est spécialisée depuis de longues années dans la fabrication d’accessoire micro-informatique et vidéo. Viennent de s’ajouter à un catalogue déjà fourni deux coffrets de dépannage vidéo très complets que les bidouilleurs apprécieront. Vendus 450 francs pour le plus simple et 1 300 francs pour le plus élaboré, ces coffrets sont disponibles chez Genica, BP 40, 03400 Yzeure. Tél. : (70) 43.85.40.

Jaquettes pirates

Jaquettes piratesC’est l’une des plus importantes affaires de piraterie découvertes ces dernières années. Plus de 6 m² de matériels divers, une TV couleur, six magnétoscopes, un amplificateur monté en série et surtout plusieurs milliers de boîtiers, 25 000 jaquettes autocollantes de 50 films ont été saisis dans un atelier clandestin de Bobigny. Les trois faussaires ne sont pas des amateurs ; ils ont déjà été condamnés pour attaque à main armée et fabrication de fausse monnaie. Ils ont avoué qu’ils se livraient à la piraterie vidéo depuis près d’un an et qu’ils avaient déjà écoulé plusieurs milliers de cassettes à des particuliers et à des vidéoclubs.

Maintenant ou jamais

Soucieux du fait que les vidéoclubs puissent étoffer et rajeunir leur stock de cassettes, CBS-Fox Vidéo et Alliance proposent à ceux-ci d’acquérir vingt-sept titres au prix très compétitif de 390 francs TTC à partir de cinq et 350 francs TTC à partir de dix. Sous le label «Maintenant ou jamais», cette opération concerne des films aussi prestigieux que «Les chariots de feu», «Les trois jour du Condor», «Bienvenue Mr Chance», etc. Signalons enfin que l’achat minimum est de cinq cassettes et qu’une cassette bande-annonce de CBS-Fox Vidéo est offerte pour l’achat d’au moins dix cassettes.

Mieux jouer au tennis

Les plus grands entraîneurs américains membres de l’United states tennis association, dont Dennis Ralston (meilleur entraîneur en 1983), se sont mis à votre service pour construire et améliorer votre tennis. Spécialement conçu pour un enseignement par l’image (des repères de couleur facilitent la recherche), «Mieux jouer au tennis» est un programme de référence que le joueur peut visionner régulièrement pour retrouver le geste « parfait » et améliorer réellement son jeu. Vendue 295 francs TTC, «Mieux jouer au tennis» est disponible chez Télé France Vidéo Club, 176, rue Montmartre, 75002 Paris. Tél. : 236.04.26.